https://www.youtube.com/watch?v=DZRjrlg-OEw Transcript: (00:05) Bienvenue à toutes et à tous. Merci de continuer à suivre les conférences Energaya, titre de cette nouvelle table ronde agroltaïme. Comment construire une filière crédible et durable ? Ces derniers mois, les services de l'État vont arriver des dossiers de plus en plus nombreux. Certains sont travaillés agronomiquement, d'autres beaucoup moins. (00:29) Pourtant, la loi à les textes d'application ont posé un cadre à l'agrivoltaïme, mais des acteurs disent encore avancés dans le flou. Alors, quels projets peuvent réellement se revendiquer arivoltaïque et comment ancrer durablement cette filière dans les territoires en tenant compte des spécificités locales, des paysages et de l'acceptabilité avec quels outils et quelles méthodes. (00:52) On en parle avec nos intervenantes et intervenantes. Ils regardent l'agrivoltaïme chacun avec un angle différent mais très complémentaire, vous allez le voir. Nous rejoint la coordinatrice de la filière photovoltaïque à LAADEM, Céline Mel. Merci d'être avec nous. Ladem qui après avoir travaillé dans plusieurs régions pilotes a développé une méthode de qualification des projets d'agriboltain et met en place un observatoire national. (01:20) Céline, vous allez nous expliquer où on est le cadre actuel et comment les futurs outils de LAADEM peuvent aider à structurer la filière. Et je précise que vous présenterez dans le détail ces outils à 15h30 dans la salle qui est juste à côté, c'est la salle EOL. Notre prochaine intervenant voit passer concrètement des dossiers pour le compte de l'État. (01:39) On accueille Pierre Girot, chargé de mission transition énergétique et animateur du pôle ENR à la DTM de l'É. Vous allez nous apporter le regard opérationnel des services de l'État sur ce qui fonctionne, ce qui bloque et les points de vigilance qui reviennent systématiquement. On a sollicité aussi pour cette table ronde le regard des porteurs de projet. (02:02) Nous rejoint la représentante de France agroltainisme en région Occitanie, Cécile Maguérini, par ailleurs directrice générale de Sunagri. Et enfin, notre grand témoin du jour pour apporter un regard extérieur sur l'agrivoltaïme. Personnalité engagée sur les questions climatiques. On accueille l'agroclimatologue Serge Zaka, président fondateur de Agro Climat 2050. (02:31) Bienvenue à toutes et à tous. Merci d'avoir accepté notre invitation. Euh je m'adresse au public, vous pouvez poser des questions. Un petit micro circulera à la fin de de la table ronde, mais vous pouvez poser des questions. Vous avez maintenant l'habitude, c'est la nouveauté de l'édition 2025 des Nergaya avec une appli dédiée. (02:50) Donc vous avez un QR code ici. Vous flashz avec votre appareil photo ce QR code, ça vous renvoie vers notre appli où vous pouvez poser vos questions. Je vais les relayer autant que possible à nos invités. Alors, on commence tout de suite par une question bah toute simple. On va se demander si l'agrivoltaisme est une filière en quête de crédibilité. (03:12) Ça sera la première partie de notre table ronde. La deuxième partie, on verra comment accompagner le développement de la filière, quels outils sont disponibles et enfin en dernière partie, on se demandera comment ancrer durablement cette filière dans les territoires. Allez, on commence avec un acteur qui voit arriver des dossiers et il en voit arriver en nombre. (03:32) C'est Pierre Girau, chargé de mission transition énergétique euh à la DTM 34 dans un département comme le vôtre hein qui vont arriver, je le dis, ces nombreux projets à Grip PV. Quel regard porte aujourd'hui l'État sur cette filière en en construction ? Qu'est-ce que vous voyez remonter concrètement dans les dossiers ? Alors, bonjour. (03:53) Euh concernant le nombre de dossiers pour avoir un ordre d'idée de ce qui passe en gros dans l'héros au pôle ENR, euh pour l'instant on en est à peu près à 20 26 c'est c'est un sujet assez il y a des filières avec des résultats très contrastés. On a euh deux types globalement. On a euh les les projets sur vignes, sur euh les arbres fruitiers où là généralement nous voyons des petits dossiers 3 4 hactares euh maximum ou euh avec des avec des panneaux solaires qui sont là pour répondre à une problématique rencontrée par la culture. (04:39) Ça là, c'est un point très très important qui a été fixé par la loi Aper. Donc là, on a vraiment les panneaux qui répondent à une problématique concernant l'impact solaire sur les feuilles stress hydriques et cetera. Donc là, on a on peut qualifier ça de réel arivoltaïme parce que il y a une plus-value sur la culture et c'est quelque part prouvé. (05:13) Et une une seconde réalité qu'on voit, ce sont les projets plutôt de pâturage sur panneau où là euh c'est beaucoup plus contrasté. Ce sont des projets sur des surfaces beaucoup plus importantes, plusieurs dizaines d'hectares où là la plusvalue sur l'agriculture n'est pas réellement avérée en climat méditerranéen parce que les zones de pâturage dans les RAU, c'est globalement des sols pauvres en régime méditerranéen, très chaud, très sec et la quasi totalité des des des preuves entre guillemets qu'on nous avance, ce sont des retours de la bosse (06:02) ou de la sonnéloire qui n'ont pas grand-chose à voir avec notre climat méditerranéen. Donc plutôt que de parler de la filière agrivoltaïque, j'aurais tendance à dire euh les euh filières agrivoltaïques. Euh vu ce que je viens de vous dire, quand vous dites que vous recevez des projets qui finalement pourrai très très bien convenir dans la bosse mais moins ici dans dans climat méditerrané, ça veut dire vous recevez finalement des projets un peu standards. (06:34) Est-ce que vous diriez que les développeurs ont pas pleinement compris la loi qui a été pourtant assez claire sur la rivoltais ? Est-ce que c'est votre sentiment ? Alors euh un le postulat de la loi APER, c'est que les panneaux doivent apporter un service à l'agriculture. Ça c'est la base. Et c'est vrai que nous nous avons des développeurs qui on ne va pas se cacher ont une opportunité foncière euh comme je vous ai dit autant sur des filières entre guillemets reconnues vigne arbit ce qui marche. (07:24) On a des retours dans la région sur le pâturage sous panneau. Là, c'est beaucoup plus discutable et on sent que la frontière entre le parc photovoltaïque classique au sol entretenu par des moutons et l'agrivoltaïme qui doit apporter un service à la culture. Est-ce que c'est est-ce qu'ils comprennent pas vraiment ce qu'on attend ? Est-ce que c'est la loi qui est mal comprise ? Donc soit c'est un sujet d'incompréhension, soit c'est de l'opportunisme. (07:59) Vous nous laissez entendre globalement. OK. Cécile Maguerini, une fois qu'on a dit ça, on a envie de vous poser la question vous la tête de France agricoltisme ici en Occitanie. Donc on constate une multiplication des projets. A priori il y a pas une bonne compréhension ou parfois il y a de l'opportunisme. (08:15) Euh qu'est-ce que vous vous dites ? vous dites "Bon là, on a un vrai sujet, il faut qu'on le prenne à Balcor parce que il y a peut-être une question de crédibilité à gagner ou est-ce que vous dites "Bah non, en fait, il y a peut-être une clarification du cadre euh à rétablir dans l'instruction des dossiers. crédibilité, je sais pas, confiance, c'est sûr. (08:37) Crédibilité, c'est pour ça qu'on s'est structuré sur France Arivoltaïme pour que en amont travaill ensemble le monde agricole, les techniciens et puis les porteurs de projet. Et ça c'est ça c'est important. Nous voilà, il y a il y a un mouvement que je je voulais expliquer, il y a une temporalité, c'est-à-dire que les projet sur terre agricole, ils ont commencé autour de 2020. (09:06) Il y avait pas de réglementation. En 2022, première définition dans une proposition de loi du Sénat, les territoires se sont emparés du sujet en disant "Nous, on veut pas du solaire partout sur les terres agricoles, il faut un développement raisonné." Ça se transforme après en loi en 2023 et des décrets d'application en 2024. (09:28) Tout ça pour vous dire qu'on a entre 2022 et 2024 une un temps qui est quand même assez long de mise en place de la réglementation et pendant le même temps des projets qui continuent. Et en vrai, et quand on regarde finalement les projets qu'on a aujourd'hui, euh l'essentiel des enfin tous les projets quasiment peut-être à l'exception d'un, je parle sur le contrôle de LAADM euh sont des projets qui répondaient pas à la loi donc ce qu'on voit et ce qu'on a en visuel ou ce qu'on a en tête, c'est des projets avant la nouvelle (09:59) réglementation et les projets qu'on présente maintenant, c'est ceux qui appliquent cette réglementation mais qui était difficile à appréhender localement et qui se met en place et du coup il y a eu aussi il faut paler h certains porteurs de projet qui ont voulu sauver des projets qui rentraient pas dans la nouvelle dans la nouvelle réglementation et peut y avoir ce ce ressenti au niveau des des services de l'État de projet qui rentrent pas du tout dans les dans les clous parce que bah finalement ils ont été initiés avant voilà avant (10:37) cette avant cette loi et nous ce qu'on dit au niveau niveau de de France agrivoltaï et maintenant laissez-nous travailler dans le cadre de cette loi à paire. vendait pas le bébé avant l'eau du bain. Et on a maintenant un cadre précis avec des couteaux de couverture, avec des niveaux de rendement agricol à respecter. (10:56) Il y a plein de de gardes fou qui existent et nous on aimerait pouvoir faire en sorte que cette réglementation, elle existe, que le débat s'apaise et qu'on puisse enfin montrer les références type lo voilà parce que c'est ce que j'ai vous demandé finalement. C'est quoi les leviers de votre côté ? prioritaire pour permettre à la FIA s'installer. (11:15) En fait, vous nous le dites un peu, c'est vous laissez faire l'épreuve avec les les beaux projets qui ont une vraie valeur agronomique. Bah, je pense qu'il y a des projets effectivement qui ont une belle valeur agronomique mais qui doivent être jugés par des instances tiers et puis bah il y a toujours ce débat de se dire bah ouais mais ça a pas été fait dans mon département, ça a pas été fait dans ma région. (11:37) Donc qu'est-ce qu'on attend comme démonstration ? Qui paye ces démonstrations ? Et est-ce qu'on peut accepter que entre les Pyrénées orientales et l'audes, bah finalement, évidemment je je force le trait, une expérimentation à un endroit vaut pour les deux départements. Donc on a besoin de quelques démonstrateurs avec des analyses tierces. (12:00) Donc euh on nous sont imposés des suivis agronomiques et donc je pense qu'il faut maintenant analyser ces suivis agronomiques, publier les résultats, certains porteurs de projet le font et on a besoin ben d'une expression peut-être un peu tiers et un peu experte sur ces ces résultats sur ces résultats agronomiques. (12:21) C'est très important pour gagner en crédibilité. H on parlera de l'observatoire national de l'agricolisme qui qui est très attendu dans dans une autre partie. Euh dans dans quelques quelques minutes, mais avant je voulais entendre Céline Men de de l'ADEM sur sur ce sujet là, cette quantité d'instruction technique. Certains développeurs disent que voilà, ils ont sentiment de naviguer dans le flou. (12:43) Euh est-ce que à votre sens le cadre actuel il est suffisamment clair et il permet de sécuriser la filière naissante ? Ouais. Alors effectivement le cadre législatif aujourd'hui, il est bien posé depuis 2023 avec la loi et cette définition donc maintenant qui est légale, cette définition de l'agrivoltaïme, elle est quand même très ressemblante à celle que nous on avait proposé côté ADEM en 2022. (13:04) Donc on s'en félicite aussi. Euh et cette définition, elle permet quand même de tracer un cadre et en tout cas une orientation très précise de ce qu'on veut faire avec le l'agrivoltaisme. Par contre, comme on vient de l'entendre, euh il est vrai que la mise en application de cette réglementation et de cette définition est tout de même très complexe euh dans les territoires. (13:24) Euh on sait que on doit donc justifier de services agronomiques, on doit justifier d'une activité agricole principale, on doit justifier d'un revenu durable qui ne bouge pas entre l'avant et l'après-projet. Donc c'est quand même des choses qui sont très complexes et qui demandent presque des éléments d'information a priori parce qu'on n pas forcément l'ensemble de ces éléments là dès le départ. (13:44) Ce que nous on a fait côté ADEM, c'est qu'on a mené donc une étude dans cinq régions dont l'Occitanie d'ailleurs qui a permis en fait d'aller un petit peu toucher du doigt cette réalité opérationnelle. Ce dont on s'est rendu compte, c'est que finalement les justifications et donc là je parle que ce soit les projets avant ou après loi parce qu'on a vraiment travaillé sur tout types de projets en terrain agricole, c'est que finalement les justifications pour étayer, on va dire cette définition de l'agrivoltaïme, (14:12) elles sont quasiment inexistantes. C'est-à-dire que il y a quand même beaucoup de de d'entreprises ou en tout cas de développeurs qui n'ont pas assez de recul sur l'impact de la structure photovoltaïque sur l'agriculture. Donc il y a pas assez de retours d'expérience, il y a pas assez de données et on l'a dit aussi, il y a une très grande diversité des contextes pédoclimatiques. (14:31) Donc tout ça fait que la la réalité opérationnelle de ce cadre là est assez tendue. Après ce qu'on a pu voir aussi pendant cette étude là qui a duré quand même très longtemps dans les dans les territoires, on a travaillé presque 12 à 18 mois, c'est que l'enjeu finalement dépasse la conformité réglementaire. (14:48) Euh on voit que dans les territoires certes se posent la question de est-ce que le projet il est réglementaire euh pour satisfaire à la loi mais d'un autre côté il y a d'autres thématiques qui qui sont nécessaires et fondamentales on va dire pour les acteurs locaux. Et là on va parler effectivement d'aspect de concertation, d'aspect de paysage, d'aspect d'impact environnementaux, de biodiversité, de partage de la valeur qui sont finalement peut-être des thématiques qui sont encore plus fortes dans les territoires que cette conformité réglementaire. Donc (15:16) il y a quand même un équilibre qu'il est nécessaire de trouver d'une part entre bah la justification, on va dire scientifique qui va étayer le cadre législatif mais aussi euh montrer un petit peu ben euh la le l'aspect vertueux du projet. Et peut-être juste un point, c'est que dans cette étude-là, donc sur les cinq régions, on a recensé 1600 projets à tout stade de développement confondu. (15:42) Donc soit déjà en exploitation comme les projets en réflexion qui vont arriver et qui devront être conformes à la loi ces 1600 projets, ils représentent plus de 17 GW. Donc c'est quand même assez phénoménal en terme d'ampleur de cette situation là qui montre qu'il y a une très forte demande auprès des territoires. Et on voit aujourd'hui qu'il y a des élus qui ont un sentiment un peu de trop plein en disant bah il y en a trop qui arrivent, j'ai pas assez de données, je ne sais pas quoi faire. (16:09) Au secours en fait vraiment on en est un peu à ce point-là. Et l'ADEM, elle est là aussi pour essayer d'outiller finalement bah les territoires. Et c'était tout l'objectif de notre étude qu'on est en train donc de de finaliser, c'est de vraiment outiller la filière, toutes les parties prenantes pour crédibiliser les projets, donc scientifiquement parlant, mais aussi pour assurer la pérennité des projets. (16:30) Et là, je parle de tous les autres enjeux qui vont effectivement faire que un projet va être approprié au territoire concerné. Merci Serca. Vous vous êtes un convaincu de la grille voltaïme. Comment vous regardez les débuts de cette filière ? Cette filière qui avait une très très bonne image ? Est-ce que vous avez le sentiment qu'il y a un risque que cette image elle vienne à se brouiller ? Euh oui oui oui, exactement. (16:54) Alors je vais prendre un exemple qui n'a rien à voir avec l'agrivoltaïme. Je commençais par l'intelligence artificielle. Vous comprendrez pourquoi. Alors, on a fait une intelligence artificielle qui est très intéressante par exemple pour la structure des protéines spatiales, pour les vaccins, pour la médecine, pour la détection des cancers, pour plein de choses, plein de choses. (17:11) C'est hyper intéressant à son origine. C'està-dire que dès qu'elle sort de la tête de de ses concepteurs, c'est hyper intéressant. Et derrière, c'est ce qu'on en fait qui est pas forcément très bon. Vous regardez sur Facebook, vous regardez sur les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle, elle sert à faire quoi ? des châons et du porno. (17:30) En fait, on est capable 95 % des gaz à effet de serre de l'intelligence artificielle ne sont pas utiles. C'est juste inutile. Pour l'agrivoltaïme, c'est à peu près pareil. Quand ça sort d'une tête, d'un centre de recherche, d'un concept, c'est très intéressant. Ça permet de lutter contre l'évaporpiration. (17:50) Ça fait baisser la température au niveau de la de la surface des végétaux et du sol. Ça permet de lutter contre le gel également. condition qu'il n'y ait pas trop de vent. Ça permet de lutter contre la grêle à condition qu'elle soit pas trop grosse et ça permet d'autres aspects pour mettre des par exemple des structures pour des filets antigrelles ou alors des filets des l'irrigation des structures qui permettent de de maintenir cette irrigation goutte à goutte par exemple. (18:16) Bon sur le principe c'est intéressant mais l'homme est capable de faire plein de choses pour détourner l'origine scientifique de ce ce concept pour en faire du profit. C'està-dire que derrière la législation qui vient, elle a pour objectif de dire "Non, l'agrivoltaï n'est pas un prétexte pour mettre des panneaux solaires sur nos terres agricoles. (18:40) À l'origine, c'est quelque chose qui permet de protéger nos cultures." Vous prenez les méthaniseurs par exemple, il y a des cas où on a des sécheresses, on peut pas nourrir les animaux avec du maïs, mais vu que le prix du méthane est plus élevé que la viande en ce moment, on va mettre le maïs dans le méthaniseur. C'està-dire qu'on est vraiment capable de faire n'importe quoi avec un concept qui est intéressant. (18:58) Donc moi, je trouve que le concept est très intéressant à condition bien sûr d'avoir ces gardes fou. gardefo qui sont études scientifiques derrière qui permettent de vérifier que la rentabilité est garantie voire même augmentée dans un contexte de changement climatique parce que c'est durable hein, on parle pas que d'actuel, on parle d'avenir. (19:17) Prenez les Pyrénes orientales, il y a certains cas, je crois que c'est chez Sonagri où on a certains panneaux photovoles qui sont très intéressants en cas de sécheresse majeure. Pour l'instant, on a un manque de recul scientifique et de données. L'acceptabilité, on va dire, pour le grand public ou pour les maires, c'est de dire "Bon là, j'ai une culture blanche, il y a pas de panneau, j'ai la même culture, le même solneaux. (19:40) Je compare les vapot transpiration, la demande en eau, le rendement, la qualité du vin, le taux d'alcool, le pH, enfin tout ce que vous voulez. Et ça, il manque, ça manque encore pour donner une acceptabilité, il faut prouver. Et pour l'instant, je trouve qu'on prouve pas, c'est c'est encore au stade de concept. (19:59) Il faut éviter justement que ce concept soit détourné pour une histoire de de rentabilité, d'acquérir des terres agricoles. Donc il faut pas que le message se brouille, faut qu'on garde un aspect scientifique, faut qu'on ait des études, faut qu'on ait de la modélisation. Son travaille aussi sur de la modélisation de voir quel est l'impact de ce couvert au-dessus sur les cultures en dessous. (20:20) Donc il faut faut faut qu'on ait ces gardes de foot. Donc moi, je suis très content d'avoir cette législation qu'on a discuté et on garde un œil scientifique de voir comment ça évolue pour pas que le message justement se brouille. Très bien. Mais ça rebondit un peu sur une question qu'on avait à laquelle vous avez anticipé mais je vais demander aussi à Cécile Magier si elle souhaite de réagir. (20:38) Comment réagissez-vous aux affirmations sur lesquelles les projets arivoltaïques ne sont qu'une excuse pour que les développeurs d'énergie aient accès aux agricoles, aux friches et aux zones naturelles protégées ? Euh bah nous euh chez France Agrivolte, on peut le penser hein, c'est une objection et après euh et ben il faut prouver le contraire. Je suis d'accord. (20:58) le plus important et c'était aussi mon intervention, c'est les résultats. Le sens de ce qu'on fait, c'est de protéger les cultures, de protéger les prairies, de l'impact du changement climatique. Donc si on prend voilà, on peut nous objecter ça. Après, on a on a fait un sondage, il y a 93 % des agriculteurs en France, c'était sur 1700 agriculteurs qui sont impactés par les effets du changement climatique et la la perte moyenne, elle est de 22 %. (21:27) et le sujet de la ressource en eau parce qu'on a aussi cette thématique qui est adressée par l'agrivoltaïme, c'est-à-dire ce que ça apporte en terme d'économie d'eau est présente et le l'impact des restrictions d'eau sur l'agriculture est très important. Donc effectivement, les vertus de l'agrivoltaïme sont importantes. (21:46) Il faut pas les les dévoyer. Certains peuvent les dévoyer. Alors, est-ce qu'on voit le verre à moitié vide ? Est-ce qu'on voit le le verre à moitié plein ? Il y a des agriculteurs qui sont intéressés par ces projets, motivés pour cultiver sous panneau, agir et ne pas subir le changement climatique. C'est une solution en plus qui est complètement financée par la revente de l'électricité. (22:10) Donc ça coche pas mal de cases. Il faut des barrières et c'est le sens de la réglementation. Et moi, je pense qu'aujourd'hui, on en est à une technologie qui est euh euh mature euh quand même sur euh il y a eu pas mal d'expérimentations et donc faut avoir le courage de montrer les résultats, de montrer ce qui marche et de montrer ce qui marche pas pour avoir une relation de confiance qui s'instaure sur le sujet. (22:35) Et en fait, bah c'est facile en plus à l'époque des réseaux sociaux de effectivement de de faire du bashing. Voilà, c'est facile d'être contre. Euh sauf qu'on a des agriculteurs qui euh souffrent de changement climatiques et qui ont pas les moyens de se protéger et là c'est une solution qui est quand même financée par la revente de l'électricité. (22:52) Donc de façon encadrée, je trouverais quand même dommage de priver le monde agricole de cette solution. Alors c'est c'est bien parce qu'on va rentrer maintenant euh dans les cas pratiques. On va voir comment accompagner ce développement, quelles sont les bonnes pratiques. Mais mais avant, je voulais quand même demander à Pierre Girot qui astruit les dossiers. (23:08) Quels sont finalement très concrètement les les points de vigilance qui reviennent systématiquement quand vous étudiez un un projet ? H globalement, je dirais qu'il y en a deux. Euh l'impact paysager, ça là c'est c'est c'est quelque chose qui revient très très souvent parce que imaginer des structures à 6 m de haut dans un p dans un paysage de pleine viticole, c'est quelque chose qui se voit. (23:36) Euh par exemple, l'héros est un département touristique. Un de ses atouts, c'est la qualité de ces paysages. Et euh et les élus commencent à intégrer le fait que ces structures pourraient, si elles se développent trop rapidement sur des surfaces très importantes, changer la physionomie. (24:08) euh l'attrait potentiel du du département et et on sent que les élus commencent à s'emparer du sujet, commence à réfléchir à l'échelle des EPCI sur le le choix. C'est c'est vraiment un choix des élus sur l'impact paysager acceptable par rapport à l'impact touristique. C'est un sujet sur lequel les élus commencent à travailler et surtout le second point c'est la plusvalue agricole. (24:43) En pôle NR, ce qui est vu quelquefois, c'est l'agriculteur qui est pris à la gorge euh qui n'a sa culture n'est pas assez rémunératrice et il voit à juste titre et c'est très compréhensible, une petite poire pour la soie pour lui permettre de survivre dans dans ces dans cet environnement difficile. Donc il faut que ce que ça ne soit pas uniquement un revenu agricole enf non financier, excusez-moi, et surtout que ça apporte un plus à une problématique rencontrée par l'agriculteur. (25:35) Donc je dirais pour répondre à votre question, c'est l'impact paysager qui qui comme vous dites n'est pas cadré par la loi à paire et pourtant il y a de nombreux dossiers qui passent en pôle et qui sont dans des secteurs protégés du point de vue paysage. On ne conteste pas la plus-value agricole mais l'impact paysager est beaucoup trop fort et les élus n'en veulent pas. (26:01) Et ensuite, il faut que le projet démontre que il répond à une problématique agricole. Merci Céline Mel, vous travaillez avec l'ADEM à mettre en place des des outils pour aider la filière à monter en qualité. Alors, est-ce que c'est une méthode commune sur laquelle vous traillez ? Est-ce que c'est simplement un guide des bonnes pratiques ou est-ce que c'est un véritable outil de qualification des projets arivoltaïques ? Ouais. (26:31) Alors bah le guide de recommandation, j'ai envie de dire, on l'a publié en 2022 quand on a fait la première étude. On avait justement essayé déjà de pousser des bonnes pratiques, des recommandations à mettre en place pour tous les acteurs de la filière. L'étude que nous menons et que nous sommes en train de finaliser, c'est la suite opérationnelle de cette première étude. (26:48) Donc justement là, on a passé, on va dire entre guillemets une étape. On n plus sur un guide de bonne pratique, on est vraiment sur un outil donc de qualification des projets arivoltaïques. L'idée, c'est que sur la base de la première étude et de l'ensemble bah du contexte réglementaire qui s'est construit depuis, c'était d'adapter en fait les premières propositions qu'on a eu. (27:09) Donc c'est cet outil là, il s'inscrit clairement dans le cadre réglementaire mais il va au-delà comme je l'ai dit tout à l'heure puisque l'idée c'est vraiment d'aller harmoniser des pratiques parce qu'on voit qu'aujourd'hui la démarche territoriale elle est fondamentale en fait pour favoriser l'insertion des projets. (27:27) Donc l'idée c'était aussi d'aller regarder tout ce qui existe en terme de ligne directrice, charte local, doctrine, documents publiés aussi par des collectivités et cetera pour regarder finalement quels sont les critères qui sont importants dans les territoires, de voir bah les comparaisons, les similitudes et cetera et de récupérer l'ensemble de ces éléments-là pour proposer donc un outil de qualification qui soit entre guillemets universel. (27:53) Et l'idée là-dedans, c'est d'avoir une méthode homogène, quel que soit le territoire, quelle que soit la structure photovoltaïque, quelle que soit la production agricole. L'objectif, c'est de vraiment avoir un outil qui puisse être utilisé quelle que soit la situation. Et l'autre point, c'est que on a aussi écouté les attentes opérationnelles qu'on a eu donc dans les régions qui nous ont fait remonter que il y avait besoin d'un outil simple euh pour qualifier donc ces fameux projets. (28:23) Il est vrai que nous dans l'étude qu'on a commencé au départ, on était parti sur quelque chose de beaucoup plus exhaustif. On était vraiment sur un travail complet. Donc on a voulu bah un peu modifier finalement notre approche. On propose donc désormais sur la base d'une méthode euh on va dire la colonne vertébrale. (28:41) On propose maintenant deux outils. Un outil qui va être très simple d'utilisation qui sera plutôt dédiée donc à des personnes qui vont devoir évaluer euh ou analyser un projet rapidement. par exemple donc justement euh des personnes donc en service déconcentré de l'État euh des personnes côté CDPAF ou même des personnes côté collectivité qui sont aussi amené à regarder des projets et à donner leur avis. (29:03) Euh donc ça ça va être un outil qui sera très simple d'utilisation avec des cases à cocher, des oui non, des OK pas OK euh qui permet d'avoir une qualification très rapide. Et on aura un outil qui sera beaucoup plus complet, beaucoup plus exhaustif qui lui va être plutôt destiné donc à des porteurs de projet, des bureaux d'études. (29:20) L'outil devant servir en fait à améliorer la conception du projet et à montrer un petit peu bah tous les enjeux qu'il est nécessaire de regarder pour bah justifier effectivement du sérieux de son projet. On a une question qui nous arrive. Est-ce d'avoir un outil d'harmonisation alors que les solutions arivoltaïques sont censées être personnalisées ? Est-ce que c'est un outil d'harmonisation ? Alors, on est absolument d'accord que dans les territoires, il y a des spécificités toutes particulières. (29:46) L'idée de le de l'harmonisation dont je parle, c'est d'essayer de récupérer justement les critères qui peuvent se retrouver de entre tous ces territoires et ensuite d'apporter entre guillemets une pâte peut-être qui sera peut-être plus spécifique dans un territoire donné. Néanmoins, comme je disais un peu tout à l'heure, c'est que la colonne vertébrale de l'évaluation du projet reste la même. (30:09) Donc quand on va parler par exemple d'impact paysager, effectivement la sensibilité paysagère d'un territoire va être peut-être différente d'un territoire à un autre et le curseur pourra éventuellement être déplacé dans un sens ou dans un autre. Mais j'ai envie de dire dans la l'approche méthodologique que nous avons, le critère reste le même et ça permet de filtrer les projets. (30:28) Absolument. Hm. Euh est-ce queon a besoin ici ou pas de réaffirmer les critères qui sont indispensables pour qualifier euh un projet arivoltaïque ou pas ? Alors, les critères qui sont indispensables pour qualifier un projet arivoltaïque, on l'a déjà dit, c'est la réglementation, c'est la loi à PAI, c'est le décret, c'est l'arrêté, c'est l'instruction technique. (30:49) Donc ça, on est effectivement inscrit dans ce cadre-là. Par contre, comme on le disait tout à l'heure, nous l'objectif de cet outil là, c'est pas de faire une instruction technique ministérielle bis, elle existe déjà. L'objectif de l'outil qu'on propose, c'est véritablement de favoriser finalement entre guillemets le déploiement de cette filière là, comme on le dit aujourd'hui et c'est le titre de la conférence, de crédibiliser la filière et d'assurer sa pérénité. (31:13) Aujourd'hui dans les territoires, les questions qui remontent et vous l'avez dit tout à l'heure et ça me fait plaisir de l'entendre en direct, c'est que la question c'est pas est-ce que le projet il est conforme, c'est la question c'est est-ce que mon projet il est euh vertueux, est-ce qu'il est résilient et est-ce qu'il est désirable pour mon territoire ? Et si la réponse est non à ces trois questions-là, bah il aura beau être conforme sur le plan réglementaire, il va avoir du mal à s'insérer ou en tout cas à gagner l'adhésion des (31:38) populations, des riverins, des élus et cetera. Donc l'objectif de cet outil, c'est d'avoir non seulement l'aspect réglementaire, mais des autres critères qui permettent de anticiper les risques autour de ces enjeuxl et de dire attention, on va potentiellement vous poser des questions là-dessus. Avez-vous traité ces sujets ? Si oui, très bien, à ce moment-là, vous pouvez les faire valoir et vous pouvez les valoriser effectivement auprès donc des des territoires en question. (32:04) Cécile Maguérini, comment vous regardez ces outils proposés par LAADM ? Est-ce que ces outils il ils ont un intérêt certain pour permettre à des projets de montrer leur leur valeur agronomique ? Nous, on est vraiment attaché à la qualité des projets. Donc tous les outils tous les outils sont bons. (32:24) Le débat le plus fort qu'on a eu, je trouve chez France Aggrivoltaïme ces derniers temps autour de la qualité des projets, c'était la question de la taille parce que en fait, il faut quand même trouver des choses simples et et qui parlent. Donc euh il y a la question de la taille, c'est-à-dire quand même euh finalement euh on en est à un stade où euh il y a une question de risque. (32:47) Quel risque je prends de pas atteindre des objectifs agronomiques ? Quel risque je prends par rapport au paysage ? Euh et ça finalement on en arrive au sujet de la taille. Alors autour de 20 ou 30 hectares qui serait une taille une taille maximum. Et donc on sent très bien que finalement l'acceptabilité, elle va aussi beaucoup avec la taille, avec cette question de la de la prise de risque. (33:12) Et moi, le regard que je porte aujourd'hui, voilà, en tant que représentante de la de la filière, c'est que j'aimerais pouvoir le faire, mais qu'on est dans une injonction contradictoire qui est celle du prix de l'énergie versus l'acceptabilité des territoires. Il y a quand même une forte contradiction pour nous là-dedans. (33:30) C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est dans le flou sur la sur la PPE. On avait jusqu'à jusqu'à présent des signaux assez forts qui étaient donnés par les appels d'offre de la commission de régulation de l'énergie sur la qualité qui était attendu des projets arivoltaïques. Et là on est dans le doute. Donc nous on veut bien faire on veut bien tout faire mais à partir du moment où c'est finalement le porteur de projet qui finance l'intégralité du projet pour que il soit complètement gratuit pour pour l'agriculteur ou même si c'est (33:57) l'agriculteur qui investit lui-même encore plus, il faut pouvoir avoir finalement des signaux tarifaires clairs et en accord avec les règles de qualité qui sont fixées sur les projets. Hm hm. Et vous parlez de prise de risque et aussi la prise de risque économique de la part du développeur. Voilà, c'est ça. (34:14) Il y a une prise de risque économique. Alors, c'est pour ça que finalement moi je pense que la qualité, elle va quand même finir par se réguler. Il y a pas longtemps avec France Agricoltaisme, on était à la DDT du Tarne. Ils nous ont dit en ce moment, on a 80 % de taux de chute en CDPAF. Il y a, je pense, aucun porteur de projet qui peut se permettre aujourd'hui de financer un développement jusqu'à ce stade. (34:37) Euh voilà, de dépenser 100000 € pour que le projet aille pas jusqu'au bout. Oui, il y aura des recours mais tout le monde va pas s'épuiser en recours. Donc c'est en train de se réguler pour moi la la qualité des projets. Sauf que les projets, faut les penser 4 ans avant qu'ils sortent de terre. Faut imaginer le tarif qu'il y aura. (34:54) Et si on n pas de visibilité et si on n pas de stabilité sur finalement ce qui est attendu en terme de politique énergétique et à quel prix de l'énergie, bah ça ça va être compliqué. Ça va être compliqué à faire. Et finalement nous notre crainte c'est qu'on donne l'impression que ce soit très complexe, qu'on mette du temps à ça introduit un flou qui sur les territoires dit "Bon bah vous voyez bien que le truc il est pas mû, il est pas prêt, on ferme le dossier et on s'arrête. (35:19) " On est on a eu des alertes au moratoires là quand même assez assez régulièrement et c'est ça notre c'est ça notre alerte, c'est que voilà, moi je suis pour la qualité. Le problème c'est qu'il faut accepter aussi de nous donner de la vision sur le prix de l'énergie associée. Une question qui nous parvient, j'ai l'impression que l'agrivoltaïme dans l'élevage est pour vous opportuniste et n'apporte pas de de plus-value. (35:43) Voilà la question qui nous parvient. Ce qui m'amène aussi à vous poser une question euh Cécile, ça sera aussi nous parler de des projets les plus pertinents euh qui pourra avoir valeur d'exemple parce que nous avettre en avant et cetera. Donc peut-être déjà répondre sur sur cette question et puis enchaîner. Alors nous les projets les plus pertinents en tout cas là je reprends ma question mais déjà peut-être répondre à moins que quel d'autre veut répondre à la question. (36:09) l'impression que Serge avait envie de répondre sur Serge, allez-y Serge, je vous en prie sur l'élevage. Alors, il y a deux aspects intéressants sur l'élevage. C'est à la fois le fourrage, ce qu'elle mange, ce qu'on protège et aussi le stress thermique sur les animaux d'élevage. Donc les les animaux plutôt les petits animaux qui permettent d'aller en dessous. (36:26) Alors, autant sur l'agro euh la foresterie, pardon, le le le pêche, la pomme, sur la vigne également et sur le maréchage, je trouve des intérêts très intéressants. J'ai un petit peu plus de mal sur les pâures, je l'avoue, puisque les panneaux sont quand même beaucoup plus bas, l'ombrage est quand même beaucoup plus permanent et j'ai un très gros doute bah sur la durabilité de l'herbe sous le panneau parce que si les animaux d'élevage viennent piétiner, viennent s'allonger sous le au bout d'un moment, il y aura plus d'herbe. En fait, si vous mettez un (36:58) préhaut sur une prairie, les gens vont marcher, ça va faire de l'ombre et à un moment en fait, il y a il y a plus d'herb sous la peinture, sous sous le panneau. Et c'est un peu le le problème que j'ai. Je pense qu'au fil du temps, on pourra avoir des trous en dessous et euh du coup, ça veut plus ça joue plus son rôle puisqu'il n'y a plus de végétaux en dessous. (37:17) Euh et j'ai un autre problème, c'est que on a une problématique actuellement avec le milieu animal, c'est qu'on a de moins en moins euh d'éleveurs. Est-ce que dans 20 ans, cet éleveur qui a des panneaux sera toujours présent ? Est-ce qu'il y aura toujours des animaux ? Et c'est ça la problématique, c'est qu'il y a un moment, si ça se voit euh dans 2 3 ans, peut-être parce que le prix éventuellement électrique ou éventuellement que la production animale est très difficile à faire et que le prix n'est pas assez rémunérateur, j'ai (37:45) peur qu'en fait il y a plus d'animaux en dessous h et qu'on se retrouve avec des panneaux qui étaient là pour des animaux qui ne sont plus. Ça peut être intéressant de demander à à ces à Cécile donc bah justement qu'est-ce que vous en pensez de l'agrivoltaïme pour l'élevage ? Oui. Oui. (38:00) Donc nous, on a une offre arivoltaïque d'élevage. Alors, vous savez, notre signature, c'est les panneaux qui bougent. Donc, en fait, du coup, avec des panneaux mobiles pour finalement travailler sur la prairie, la qualité de la prairie. Pour ce qui est de l'ombre aussi, on a fait pas mal de biblio sur le beau vin lait notamment sur le fait que le le stress thermique altère la quantité de lait. (38:22) Euh voilà, on a eu des gros débats sur ce sujet, sur Sonagri en se disant finalement la différence entre une plante et un animal, c'est que l'animal il peut se déplacer pour se mettre à l'ombre alors que la plante elle se elle se déplace pas. Euh donc bon, c'est un peu ça tout le débat. Donc il faut le faire là où il y a vraiment une plus-value sur la prairie. (38:42) Donc nous voilà, on fait des projets sur prairie permanente. Voilà, c'est c'est ça le sujet. Et après pour les plus grandes démonstrations intéressantes, nous on avait décidé de commencer nos travaux sur vigne, donc sur culture pérenne. Ce qui paraissait assez évident au début, c'est c'est que c'était sur les cultures à valeur ajoutée qu'il fallait se mettre puisque c'est là où finalement on pourrait le mieux valoriser en euros l'intérêt économique de la solution. (39:12) et ces intérêts en euros euh bah sur le fourage il y a il y a pas vraiment de d'éleveur qui va le qui va le mesurer et c'est un peu ça notre difficulté, c'est la mesure. Donc pour mesurer et pour prouver, on avait fait le choix d'aller sur vigne et je je vais mais vraiment très franchement euh les résultats dépassent nos attentes mais parce que le changement climatique va beaucoup plus vite que ce qu'on avait imaginé avec nos équipes de chercheurs. (39:38) Donc on s'est retrouvé l'année dernière sur Tresser dans les Pyrénées orientales avec 60 % de chardonné en plus sous les panneaux. On s'est retrouvé à Piolin dans le Vaclus avec la même quantité de vin sans eau sous panneau versus la parcelle à blanc avec irrigation. Donc sur vigne, il y a un vrai intérêt mais il y a ce sujet du paysage et donc il y a eu un gros buzz he notamment dans la vallée du Rône très récemment sur finalement les la haussé côte du Rô qui voudrait interdire l'agrivoltaïme essentiellement pour des questions de (40:16) paysage et aussi pour des questions de partage de la valeur et d'impact de l'agrivoltaïme sur le foncier. Pierre, vous vouliez réagir ? Euh oui, je je voulais revenir et rebondir sur ce qu'a dit monsieur Zaka. Euh donc et effectivement, autant ça peut être compréhensible sur des prairies permanentes pour le pâturage sous panneau. (40:41) Euh par exemple dans le département de l'héros, lorsque on nous dépose un projet en pôle NR de pâturage sur panneau et qu'on voit que les animaux partent en estive, ça veut dire que en période chaude, ils ne seront pas là. Donc là, on se dit quelle est la plusvalue sur le bien-être animal. l'animal euh ne va pas plus brer parce que les quelques jours euh peut-être la semaine ou les de semaines supplémentaires de présence d'herbe, s'il y a présence d'herbe parce que sur sol pauvre, c'est pas de la prairie permanente. Donc c'est ce il y a cette (41:24) problématique de pâturage sous panneau qui vraiment euh nous pose des des des réelles difficultés. dans l'héros par exemple il y a le préfet qui a qui a mis en place c'est le pôle en qui décide de la réalité du côté arivoltaïque ou pas d'un dossier. Pour l'instant le pâturage sous panneau n'a pas n'a pas eu cet accord là. Voilà. (41:54) Et pour aller enfin pour aussi appuyer sur le fait que la l'agrivoltaïme, il y a la loi et ensuite il y a le ressenti et ce n'est pas que de la production agricole. Effectivement, comme vous avez dit, euh l'appellation côte du rô est bloquante sur l'agrivoltaïme. Ce ce qui montre bien que c'est un sujet assez difficile. (42:25) On va s'interroger maintenant dans notre dernière partie. On va voir comment ancrer durablement dans les territoires cette filière. Céline Mail pour ça, il y a un outil qui pourrait être très utile, c'est l'observatoire national de l'agrivoltaïme. Alors, il est très attendu par la filière qui trouve que que ça tarde à à arriver. (42:43) Bon, on en parlera avec Cécile Maguerini. C'est quoi sa vocation première et en quoi il pourrait être utile pour vraiment ancrer durablement cette filière dans les territoires au pluriel ? Alors, déjà ça tarde non parce que l'observatoire est en ligne, donc il est tout à fait officiellement lancé depuis ce mois-ci. Oui. (43:04) Euh le mois dernier même. Voilà. Donc euh donc l'observatoire est en ligne. Alors aujourd'hui, l'observatoire est en ligne avec les données dont on dispose. Donc on revient toujours au même principe de nous n'avons pas assez de données aujourd'hui sur l'agrivoltaïme au sens de la loi à donc aujourd'hui sur le site de l'observatoire, il y a essentiellement des installations préa installation qui a été autorisée au sens de la loi APA et il y a aussi des démonstrateurs expérimentaux qui sont précisés. (43:32) H vraiment l'objectif de cet observatoire, c'est euh déjà de répondre à la mission qui nous a été confiée par la loi APER. Donc dans la loi Aper euh nous côté ADM, on a reçu comme mission d'assurer donc un suivi statistique des installations arivoltaïques. Donc déjà la première chose c'est de suivre très finement la filière justement dans chacun des territoires. (43:53) Et donc là on parle de toute la France he pas que métropolitaine mais aussi des territoires insulaires. Et l'objectif, c'est de faire vraiment une centralisation des données parce que et ça c'était une grosse recommandation qu'on avait eu lors de la toute première étude en 2022, c'est qu'on s'était rendu compte que il y avait parfois décentralisation de données mais de façon très locale ou au sein d'unstitut agricole qui travaille sur une production agricole donnée et cetera, mais il n'y avait pas, on va dire d'acteur ou en tout cas d'entité global (44:24) de centralisation. Donc c'est vraiment le rôle que nous avons dédié sur cet observatoire là. Il va centraliser non seulement les données réglementaires qui sont donc imposées par le décret puisque vous devez tous savoir que un porteur de projet doit transmettre annuellement à l'ADEM des données sur son projet et doit aussi faire donc des des contrôles, des rapports de suivi à intervalle réguliers. (44:48) Donc déjà, on va se nourrir de ces données-là, mais on espère aussi pouvoir se nourrir de données volontaires, de projets de recherche. On travaille notamment d'ailleurs avec l'INRAE et le PNR de l'INRAE. Donc l'objectif, c'est d'accumuler les données, de produire des indicateurs qui pourront justement bah rendre compte de ce qui fonctionne, de ce qui ne fonctionne pas. (45:06) Donc on parlait tout à l'heure d'approche scientifique, c'est exactement en fait cet objectif là. Et bien sûr l'objectif aussi de l'observatoire, c'est surtout aussi de structurer toute la filière. Donc, on a une gouvernance de l'observatoire qui va être euh répartie et partagée avec toutes les parties prenantes. On a différents com enfin une comologie avec différents comités euh avec les ministères, un comité de pilotage, un comité des partenaires et cetera. (45:30) Et l'objectif de ça, c'est effectivement de structurer, d'animer la filière, de rendre compte bah de ce qu'on observe, des analyses qu'on aura sur le plan scientifique et au fur et à mesure bah d'accompagner les politiques publiques pour justement péréniser tout cela. Avant de demander une réaction sur le sujet à Césile Maguini, j'ai envie de d'entendre Serg parce que vous parliez de l'importance des données, de la valeur scientifique. (45:51) Là, cette cartographie, elle serait réellement utile ? Oui, ça serait utile. Et en fait, je pense que le plus important, c'est l'accumulation de données d'année en année. Parce que regarder des données sur 1 an entre une vigne, par exemple en plein soleil, une vigne sous arivoltaïme, statistiquement parlant, c'est pas encore assez fort. (46:08) Il faut regarder sur 10, 15, 20 ans de voir l'évolution de la la phénologie de la vigne par exemple, du taux d'alcool dans les vins. Il faut avoir un recul et c'est là où c'est intéressant, c'est que ça uniformise, on va dire, ces données là pour avoir une visualisation qui soit claire. Et je pense qu'on on est l'agrivoltisme est capable de le faire. (46:28) Là, on est sur une filière par exemple qui a potentiellement avec des stations météorologiques et des on est capable de le faire sur par exemple la biodynamie ou d'autres types de pratiques agricoles. Par exemple, quand on plante des cornes de vaches dans le sol, c'est beaucoup plus complexe de justifier l'aspect scientifique. (46:47) En arivoltaïme, on est capable de le faire. C'est juste une question d'année. Derrière quand on aura suffisamment de matière, on pourra bah justifier l'utilité de ces de ces faits là. Je juste par la grê. Regardez, vous prenez par exemple les fusées antigrailes. Dans l'agriculture, on envoie des fusées pour pour les antigrailes. (47:08) Et ça, ils le font par habitude. Et personne n'a jamais prouvé l'efficacité de ces fusées. Elles n'ont d'ailleurs, elles ne fonctionne pas d'ailleurs, elles ne servent à rien. Elles coûtent des dizaines de milliers d'euros pour les agriculteurs, mais elles ne servent à rien. Il faut pas tomber dans ce cas-là. Il faut aller plus loin. (47:21) On est capable de le faire en arivoltaïme, on est capable d'avoir de la donnée. C'est assez simple en réalité de faire des plans expérimentaux et donc continuer à faire ça et il en faut pour l'avenir. J'aurai des informations sur encore pour aller plus loin mais après c'est sur les paysages. Je peux on pourra on pourra y venir tout à l'heure. Il nous reste quelques minutes. (47:39) D'ailleurs, je vous invite si vous le souhaitez à poser vos questions via Slido et aussi j'invite l'autre ou l'autesse à venir avec le micro devant la scène et si vous souhaitez réagir ou livrer un témoignage, vous pourrez le faire. On va prendre vos questions micro, ça sera micro ouvert. Cécile Magarini, on veut vous entendre sur l'observatoire national de l'agriboltaïme. (47:59) Je suis impatiente. Ah voilà. Nous aussi, on veut des données, hein. Voilà. Bah voilà. Donc en fait, c'est vrai que je l'énergie, j'aimerais qu'on la concentre finalement sur ces données, l'analyse de ces données parce que c'est aussi la demande du terrain, c'est la demande des services instructeurs, c'est la demande des chambres d'agriculture, c'est la demande des riverins lors de l'instruction du projet et nous on en donne, on en a mais c'est nous qui les produisons. (48:32) Donc il y a il y a besoin de cet avis tiers externe. On sait que l'observatoire il existe et s'il évite de donner, ça introduit encore cette défiance. Donc euh bah voilà, c'est comme ça, la société, elle est comme ça, les choses sont plus rapides, euh il y a la il y a le temps de la nature, il y a le temps de la réglementation et cetera, mais il existe quand même des euh il existe quand même des résultats. (48:53) On n'est pas tous au même niveau les développeurs sur les résultats, mais c'est dommage euh de voilà de pas il faut en mettre maintenant un maximum et euh et voilà et être très très transparent comme je disais tout à l'heure sur ce qui marche et sur ce qui marche pas. Alors, est-ce qu'on a des questions dans la salle ? En attendant que les questions arrivent, j'en ai une, monsieur là, qui est juste là au 2è rang. (49:17) J'en ai une qui est très intéressante et et on se doit de l'apprendre. Elle est vraiment importante. Je suis accablé par les propos quasi unanimement négatifs. C'est une conférence contre l'agriboltaisme, nous demande-t-on. Ah oui, à ce point-là. Bon, c'est c'est une personne parmi d'autres. Mais bon, il s'agit de de mettre en avant tous les commentaires qui peuvent arriver. (49:37) Ça peut être l'impression que ça donne mais en fait c'est parce qu'on est sur une filière jeune. Je veux pas répondre à votre place quoi. Mais je vous invite à répondre peut-être. J'allais faire un petit mot d'introduction dans le même objectif. Je pense que j'entends la la la question et du coup le le ressenti. Je pense que c'est exactement ce que tu viens de dire Olivier, c'est que on est quand même sur une filière jeune. (49:57) Alors c'est vrai qu'on en parle depuis quelques années mais on est quand même sur une filière jeune. On a un contexte réglementaire extrêmement récent qui commence à peine à s'appliquer. Et donc bah le ressenti finalement de à peu près tout le monde quand on parle d'agrivoltaï c'est on vient de le dire où est la donnée ? Est-ce que vous pouvez nous prouver que ça fonctionne ? Où est-ce qu'on en est ? Donc il y a une promesse en fait qui est très importante de l'agrivoltaïme comme vous le disiez tout à l'heure en tout début de de conférence, on a envie (50:21) effectivement que ça fonctionne. On voit qu'il y a des choses qui fonctionnent mais on n'est pas encore aujourd'hui certain que tout fonctionne. Donc l'objectif c'est justement d'aller travailler tout ça, d'avoir ses retours d'expérience, d'avoir de la donner, de l'analyser et de reconcentrer effectivement ce qui fonctionne pour euh bah assurer effectivement la filière. (50:41) Donc je pense que c'est pas du négatif, c'est au contraire, c'est de l'attente pour prouver que tout fonctionne bien. Alors côté développeur, on veut entendre aussi euh Cécile Maguerini, France Agrivoltaïme et Sonagri qui développent des projets agrivoltaïme. On imagine que vous êtes à 100 % pour le développement d'agriboltaïme. (50:59) Bref, bref, tout le monde fait bref maintenant parce qu'on va prendre pas mal de questions. Oui, complètement. Alors, dans le fameux sondage dont je parlais tout à l'heure, il y a 61 % des riverins qui se déclarent favorables à l'agrivoltaïme et 50 % des agriculteur qui voi une vraie opportunité. Et puis je le répète, les résultats qu'on a jusqu'à présent et les meilleurs, ça peut être jusqu'à des plus 60 % de rendement agricole, 50 % d'économie d'eau, 1 degré et demi d'alcool en moins. (51:25) Voilà, maintenant on veut pas euh voilà, on il y a plusieurs formes d'agrivoltaïme. Je pense que c'est ce qu'on est en train de dire dans cette dans cette conférence et il faut il faut faire des projet de qualité pour que ces beaux projets qui produisent ces résultats là et puissent ils puissent s'inscrire de façon durable dans le temps. C'est c'est ça qu'on veut dire. (51:48) On veut dire que c'est bien mais que si finalement on s'applique pas euh bah on va on va tomber on va tomber dans l'énergie qui prendra le dessus. on tombera dans les mauvais projets et on aura pas eu le temps de démarrer que la filière s'arrêtera. C'est ça l'enjeu. Voilà, c'est bien mais il faut réfléchir au rythme auquel on le fait. (52:11) Il faut réfléchir à comment on le fait. On prend la question de monsieur, je vous invite à vous présenter. Bonjour. Euh bonjour. Je suis stagiaire chez EDF Power Solution et j'avais une question concernant les attendus vis-à-vis de la de la filière de l'élevage. Euh donc votre remarque sur les sur les résultats en climat méditerranéen est parfaitement pertinente. (52:37) Mais donc j'avais une question sur l'attendu vis-à-vis de la preuve, c'est-à-dire est-ce que vous attendez vraiment des démonstrateurs en climat méditerranéen sur l'élevage ou est-ce que votre attendu est plutôt vis-à-vis de d'études et de synthèse bibliographique ? Et puis la deuxième question c'estide de la filière de la production fouragère typiquement la luserne ou ou le foin pour l'aliment de bétail. (53:05) Alors, je vais commencer par la luserne parce que j'étais à France luserne vendredi dernier. Alors, effectivement, pour lutter contre le changement climatique, il y a pas que les panneaux solaires sur les peintures, il y a également la diversité génétique des espèces présentes dans les pâures. La luserne ayant des racines plus profondes, réagissant au CO2, ayant plus étant plus résistance à ces stress, ayant une température optimale de 29,8° alors que celle du vrai gras anglais est autour des 22,3°. (53:32) et bien euh elle s'adapte mieux dans un contexte méditerranéen. Et c'est vrai qu'on a parlé de l'agrivoltaïme en tant que solution, mais c'est une des solutions derrière dans les pâures. Il y a l'arbre par exemple qui fait de l'ombrage, qui gère le microclimat, qui gère l'évapu transpiration, qui gère le le vent également et la luserne est aussi intéressante. (53:57) dans d'autres types d'agriculture, l'arbo, le maréchage et la vigne, c'est plus complexe de mettre des arbres, ça peut être intéressant mais dans les pâures, on a quand même des solutions que les éleveurs utilisent de façon préférentielle, des solutions agronomiques également. Merci pour votre question. On va prendre une autre question micro. (54:17) Je vous invite à lever la main et en attendant une question pour l'ADEM. Quels sont les partenaires côté filières développeurs que vous aurez dans les dans les comités d'observatoire ? Alors, dans les comités d'observatoire, on a effectivement un comité des partenaires où on a invité en fait tous les représentants des syndicats et associations professionnelles puisque forcément on peut pas avoir tous les développeurs dans le comité des partenaires. (54:41) Par contre, ce qu'il faut aussi noter et je pense que sûrement beaucoup d'entre vous le savent déjà, c'est qu'on a aussi et on va mettre en place des ateliers de travail où là on va élargir entre guillemets les horizons pour aller questionner bah des personnes qui sont au plus proche du terrain, donc des porteurs de projet, des bureaux d'études et donc on augmente entre guillemets la sphère voilà des parties prenantes impliquées. (55:05) Donc c'est pour ça je disais on va concerter et bah se renseigner effectivement auprès d'un certain nombre de personnes. Une question pour Serge Jaca. Est-ce que le complément arivoltaïque n'est pas plutôt la garantie de préserver des éleveurs dans 20 ans qui auraient disparu ? Sinon la loi impose d'ailleurs la continuité de l'utilisation agricole. (55:28) Alors ça peut contribuer mais je pense que on est dans un contexte économique plus politique même socioéconomique et politique qui fait que l'élevage devient de moins en moins intéressant, de moins en moins attrayant, de moins en moins payant d'ailleurs et du coup qui diminue. (55:43) Je pense pas que l'agrivoltaïme en lui-même va compenser tout ça parce qu'il faudrait mettre des panneaux solaires sur l'ensemble des plateaux du Larzac pour le Rockfort par exemple et au niveau du paysage c'est pas possible. Donc ça peut être un atout pour quelques-uns, mais c'est pas ça qui va sauver euh le la l'élevage, c'est de redorer un petit peu le blason au niveau politique, d'arrêter une certaine forme d'agribashing aussi sur l'agriculture. (56:06) Il y a aussi de remettre du terroir dans nos assiettes, à la cantine, dans dans chez nous, hein, ou alors au restaurant ou même ici. C'est c'est ça va plus loin. L'agricolis n'est qu'une petite pièce de tout ça en réalité. Et en rebond, il y a une question. Est-ce qu'il reste des petits fours ? Je c'est c'est sympa. (56:24) C'est vrai que c'est important d'être en atmosphère. Il y a de la saucisse de Pologne à côté. Voilà. Si vous vouliez rebondir sur ce sujet ? En fait, dans une version optimiste de la de la PPE, on considère que l'agrivoltaïme couvrirait 1 % des surfaces agricoles et donc c'est ça sauvera pas le ça sauvera pas l'élevage et c'est pas la vocation. (56:44) Euh donc voilà, c'est c'est ce que je je voulais donner comme chiffre. Alors sur les bâtiments des vaches, il y a énormément de panneaux solaires sur les hein. Je presque partout où je vais, je vois des panneaux sola sur les sauvé pour l'instant l'élevage. On n pas on en est pas sorti encore. Pasvolt Oui, je sais. (57:04) Mais c'est que la vente électrique ne suffit pas pour remettre l'élevage à pied. C'est c'est plus vaste comme problème. Quel développeur avez-vous consulté pour faire cet outil Adem ? Vous voulez des noms, c'est ça ? En fait, nous ne citrons aucun nom ici. Euh RGPD oblige euh non, on vous avez consulté plusurs, on a consulté plusieurs développeurs, on a consulté les syndicats, donc on a consulté effectivement diverses parties prenantes et pas que des parties prenantes côté énergie. (57:32) On a aussi consulté des chambres d'agriculture, on a consulté des euh des des saires, on a consulté des on en parlera d'ailleurs dans l'atelier des générateurs qui accompagnent aussi les collectivités dans le montage de projets photovoltaïques. Donc on a consulté en fait une variété assez impressionnante en fait de personnes que ce soit pour l'élaboration des outils de la méthodologie que ce soit pour le test de ces outils. (57:55) Donc en fait on est vraiment quand même sur un travail qui est sur plus de 2 ans aujourd'hui. Voilà, donc on est sur un travail exhaustif et en plus avec une très très grosse concertation. Une question intéressante, avez-vous une vision comme toutes les questions qu'on a reçu, mais celle-ci interassemble, c'est vrai qu'on on en a pas parlé. (58:11) Est-ce que vous avez une vision de ce qui se fait en dehors de la France ? C'est quoi l'agrivoltaïme ailleurs ? Est-ce qu'il y aura un modèle ou pas ? Euh, on a donc France l'agrivoltaïme, une section, on va dire internationale. Donc, il y a de l'agrivoltaïme en Italie où il y a des appels d'offre qui ont été lancés pour un arivoltaïme avancé avec des résultats qui sont sortis. (58:39) Euh pour l'instant, l'Italie autorise plus de perte agricoles que la France. Donc, la France autorise 10 %. l'Italie l'Italie 20 % et au final je trouve ça c'est un avis très personnel que en Italie finalement la crise agricole est encore plus forte en particulier dans le dans le sud de l'Italie et on voit surtout arriver des projets solaires là où il y a de la déprise agricole sur des gros fonciers euh notamment en Sicil euh des centaines d'hectares qui euh du coup euh ben sont plutôt des projets de de solaire au sol (59:20) et le prix de l'énergie finalement emporte tout. Et c'est pour ça que j'insistais beaucoup sur ce sujet du prix de l'énergie. Donc si on veut mettre tous les tous les projets solaires pour l'instant au même niveau, bah c'est les gros projets sur des terres soumises à des prises qui vont qui vont sortir. (59:40) Ça c'est le cas de l'Italie. Il y a une volonté d'agrivoltaisme à avancer mais c'est compliqué et on peut en faire dans des régions qui sont plus il y a aussi des politique régionale en particulier en Émilie-Romagne où là finalement ce que va prop va dire l'Émilie Romagne c'est qu'il faut pas que le projet arivoltaïque couvre plus de 10 % de l'exploitation agricole. (1:00:02) Alors, c'est un tout petit chiffre du coup, mais c'est comme ça qu'ils ont choisi de finalement se protéger, se prémunir du risque de perte de production agricole. On l'a aussi beaucoup l'agrivoltaïme en Israël où là l'impact du changement climatique est encore plus fort et où c'est l'équibo qui s'empare du sujet comme à la fois moyen de d'autonomie énergétique et de protection des cultures. (1:00:28) Et on va voir ça sur de l'avocat, du citron. euh et des agrumains. Merci. Une question pour Céline de de l'ADEM. Est-ce que la réalité économique des projets était prise en compte dans la définition des critères extraéglementaires dans la méthode de qualification proposée par LAADM ? Alors bah tout dépend de quoi on parle. (1:00:48) Si on parle effectivement de la méthode simplifiée, très honnêtement, les critères complémentaires qu'on a ajouté au-delà des critères réglementaires sont quand même assez peu nombreux et assez peu contraignants. Voilà ce qu'il faut bien voir, alors je l'ai pas expliqué mais j'en parlerai dans l'atelier du coup rendez-vous tout à l'heure dans l'atelier sur l'agribolisme c'est que sur cette méthode palier, donc on l'appelait palier, dans la méthode en tout cas complète qu'on a appelé palier progression, on a différencié en fait (1:01:18) trois niveaux de progression. Donc il y a le premier niveau qui est un niveau conforme effectivement, ensuite il y a un niveau robuste, un niveau exemplaire. L'objectif de tout ça, c'est que dans le niveau robuste, on vienne un peu éclairer ce qui est réglementaire avec des justifications complémentaires. (1:01:35) Et en gros, si je je j'essaie de simplifier très fortement, c'est que sur ce niveau qu'on appelait robuste, le niveau 2, on vient en fait juste montrer qu'on a identifié des enjeux. Donc j'ai envie de dire, on ne demande pas en fait de mettre en place des études qui vont coûter des 1000 et des 100. (1:01:51) c'est juste de montrer que on est conscient des enjeux thématiques autres que ceux de la réglementation. Et ensuite dans le palier exemplaire qui est pour le coup véritablement un palier exemplaire. Donc on va pas demander à ce que tout le monde le remplisse et on on sait très bien que ce palier exemplaire ne sera pas rempli à l'instant t = 0 à la sortie de la méthode. (1:02:12) C'est juste de montrer en fait que on a vu justement dans euh le travail opérationnel en région que il y a des projets qui ont de vraies bonnes pratiques et des démarches véritablement exemplaires. Et l'objectif de ça, c'est de dire que si vous les faites et ben elles seront valorisées. Mais on vous dit pas faites-les, vous êtes obligé de les faire. Ça, on le dit pas. (1:02:29) On dit si jamais vous les menez, ben montrez-le, démontrez-le et valorisez-le. Donc l'objectif là, c'est plutôt de se démarquer. Donc l'un dans l'autre, en terme de effectivement aspect économique, non, on n' pas fait une étude économique de nos indicateurs mais très honnêtement ou en tout cas si c'est pas le cas, vous viendrez nous le dire. (1:02:47) Je pense pas que ça va vous demander effectivement de faire beaucoup plus de choses que ce que vous faites déjà. Merci. Cette table ronde est terminée. On est dépassé 3 minutes mais elle était passionnante. Un grand merci. On peut applaudir nos intervenants Céline Mel, Céline Maguerini, Pierre Girot, Serge Jacard. (1:03:03) Bravo à tous les quatre et on vous invite si vous voulez poursuivre sur le sujet. Vous avez rendez-vous en salle EOL à 15h30 pour un atelier sur l'agriboltaïme qui est porté par Céline qui est là et Adrien Vasilevski de LAADEM et pour lac Marion Trebou. Merci. Et ici sur GAA à 15h30 une table ronde sur les nouveaux fonciers. à tout à l'heure. Merci